Le Printemps Musical des Alizés et la Fondation des Trois Cultures ont rendu, vendredi à Essaouira, un vibrant hommage à l'artiste peintre Houssein Miloudi.
Initiée dans le cadre de la 7-ème édition du festival des Alizés, la cérémonie-hommage s'est déroulée dans l'atelier Beït Allatif (à la Scala) de Miloudi en présence notamment de MM. André Azoulay, conseiller de SM le Roi, président délégué de la Fondation des Trois Cultures, Abdeslem Bikrat, gouverneur d'Essaouira et Mohammed Ennaji, directeur fondateur du Printemps musical des Alizés.
Une exposition sous forme de rétrospective du parcours artistique combien riche de l'incontesté Miloudi a été montée à cette occasion offrant à voir plus d'une trentaine d'oeuvres artistiques réalisées entre 1967 et 2007 avec des techniques diverses mais qui semblent toutes fusionner et converger pour donner naissance au beau et au sublime.
Miloudi, qui est à l'origine d'un monument érigé à l'entrée de la ville d'Essaouira, intitulé "Barakat Mohamed" (bénédiction du Prophète), compte à son actif de nombreuses expositions individuelles et collectives depuis 1970, au Maroc et à l'étranger, notamment en Tunisie, en Yougoslavie, aux Etats-Unis, en Espagne, en France, en Pologne, en Allemagne, au Canada et en Belgique.
Pour M. Ennaji, ce peintre qui compte parmi les plus grands du Maroc, "a su rendre l'âme de sa ville mieux que personne. Il s'est enquis dans les profondeurs de la mémoire de ses trésors enfouis. Il l'a fait en silence, quand cette ville était à l'abandon, désertée par les Hommes et par l'Histoire".
A l'image de l'historien de la longue durée, Miloudi, enfant d'Essaouira, a fouillé dans les traditions populaires, dans les représentations, dans les façons des maîtres artisans, dans ce qui est au-delà du bruit passager, dans les archives "lourdes", dans le non événement tels les tatouages des femmes du commun où se condensent les vécus du Nord et du Sud, dans ce qui est fruit du partage, dans ce qui unit toutes les confessions et toutes les couleurs, dans ce qui jamais ne les divise.
"Aujourd'hui la main bienfaitrice du peintre est chargée de sortilèges. Ses oiseaux à l'envolée franche sont autant de messagers de bonheur, d'ouverture et de partage", a fait remarquer M. Ennaji à cette occasion.
Remerciant tous ceux qui ont pensé et participé de près ou de loin à l'organisation de cet hommage, Houssein Miloudi a souligné, dans une déclaration à la MAP, que cette initiative chargée de significations l'encourage à avancer et à exceller dans ses projets.
MAP