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Affaire Omar Raddad : des traces d’ADN « exploitables » retrouvées

Affaire Omar Raddad : des traces d’ADN « exploitables » retrouvées

5 novembre, 2015

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Omar Raddad, jardinier marocain condamné pour le meurtre en 1991 de sa patronne Ghislaine Marchal, qu’il a toujours nié, espère que ces traces ADN permettront un procès en révision pour l’innocenter.

Près de 25 ans après les faits, Omar Raddad entend toujours prouver son innocence dans l’affaire du meurtre de Ghislaine Marchal. Des traces d’ADN « exploitables » ont été mises en évidence lors de nouveaux prélèvements.
Omar Raddad, un jardinier marocain, avait été condamné à 18 ans de prison pour le meurtre de sa patronne, assassinée dans sa cave en 1991, avec cette phrase écrite en lettres de sang : « Omar m’a tuer ». Un meurtre qu’Omar Raddad a toujours nié et qui lui a valu une grâce présidentielle en 2013, après sept ans derrière les barreaux. Toujours considéré comme coupable par la justice, il veut aujourd’hui prouver son innocence, et espère que ces traces ADN permettront l’ouverture d’un procès en révision.
Des prélèvements ADN sur les fameuses traces de sang.

S’appuyant sur la loi du 20 juin 2014 visant à assouplir les critères pour obtenir la révision d’un procès, l’avocate d’Omar Raddad, Me Sylvie Noachovitch, avait demandé et obtenu de la part du parquet de Nice que soient ordonnés de nouveaux prélèvements sur deux portes et un chevron qui se trouvaient sur la scène de crime. C’est sur ces deux portes qu’avaient été écrites les inscriptions « Omar m’a tuer » et « Omar m’a t » avec le sang de la victime.
« Rester extrêmement prudent ».

Ces traces n’ont pas encore été exploitées et devraient l’être « dans les mois qui viennent », selon le parquet de Nice. Il convient de « rester extrêmement prudent quant aux identités génétiques recueillies sur ces traces ». Ces traces devront être comparées au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).
« Il reste l’essentiel : rechercher à qui peuvent correspondre ces traces ADN. Elles peuvent correspondre, certes à des personnes qui, à l’époque, pouvaient être les protagonistes des faits. Mais cela pouvait être aussi, plus prosaïquement, des traces de personnes qui ont manipulé ces scellés qui sont très anciens. Et on ne peut pas écarter l’hypothèse d’une pollution ADN de ces scellés », a réagi Jean-Michel Prêtre, le procureur de la République Nice .
« Découvrir le véritable meurtrier ».

Me Noachovitch espère que l’exploitation de ces ADN permettra de découvrir qui est le « véritable » meurtrier. Les avocats de la famille de la victime apparaissent, eux, assez sceptiques, ils craignent qu’il ne s’agisse d’un ADN de contamination, celui d’un policier par exemple.
Condamné en 1994 à 18 ans de réclusion criminelle pour le meurtre le 23 juin 1991 à Mougins, dans les Alpes-Maritimes, de Ghislaine Marchal, riche veuve d’un équipementier automobile, dont il était le jardinier, Omar Raddad espère obtenir la révision de son procès. Il n’a eu de cesse de clamer son innocence. Il en veut pour preuve deux empreintes ADN retrouvées sur les lieux du crime et qui ne correspondent pas aux siennes. La justice a cependant refusé en 2002 un nouveau procès. Omar Raddad a bénéficié d’une libération conditionnelle le 4 septembre 1998, après une grâce présidentielle partielle de Jacques Chirac.

AFP


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