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Afrique: les entreprises locales grignotent les marchés des multinationales

Afrique: les entreprises locales grignotent les marchés des multinationales

10 novembre, 2015

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Avec sa forte croissance et sa démographie galopante, l’Afrique sub-saharienne est un foyer d’investissement incontournable des multinationales qui doivent cependant faire face à la concurrence grandissante des entreprises locales, selon une étude du cabinet de conseil Boston Consulting Group (BCG) publiée mardi.

Dans de nombreux secteurs, au sein des économies les plus développées du continent, le chiffre d’affaires des grands groupes a augmenté entre 2009 et 2013 mais leurs parts de marché ont baissé, révèle l’étude. « En Afrique, certains marchés ont eu une croissance très forte, ces dix dernières années. Et des acteurs locaux sont venus capter une partie de cette croissance parfois même sans que les multinationales ne s’en rendent compte », explique Patrick Dupoux, auteur de l’étude pour BCG. Dans le ciment au Kenya, les multinationales sont ainsi passées de 287 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2009 à 397 millions en 2013 mais ont vu dans le même temps leur part de marché diminuer de 55% à 40%. Autre exemple, sur le marché des jus de fruits au Nigeria, leur chiffre d’affaires est passé de 79 millions de dollars à 111 millions mais elles ont perdu 6 points de parts de marché dans ce secteur (de 21% à 15%). L’émergence des « lions africains », ces entreprises locales qui peuvent être de grosses PME comme de véritables géants est l’une des principales raisons de cette perte de terrain. « Ce terme balaye des réalités très diverses mais ces entreprises ont des traits communs comme leur capacité à investir rapidement ou leur agilité en terme d’organisation », indique Patrick Dupoux à l’AFP. A la différence des multinationales présentes dans le monde entier, ces compagnies sont entièrement dédiées à leurs marchés locaux ou régionaux et ont ainsi moins d’hésitations à lancer de lourds investissements. Longtemps, ces compagnies africaines ont souffert d’un déficit d’accès aux capitaux. Pas assez grandes pour lutter contre les multinationales, elles ont dû se concentrer en priorité sur leurs marchés nationaux.

AFP


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