• ven 22 septembre 2017  09:19
Bled.ma

L'info sans frontières

ALGERIE : LA CHUTE DES COURS DE PETROLE IMPACTE LE POUVOIR D’ACHAT

ALGERIE : LA CHUTE DES COURS DE PETROLE IMPACTE LE POUVOIR D’ACHAT

12 janvier, 2016

[ - ] A [ + ]

Pour faire face à la chute des cours du pétrole, le gouvernement algérien a été contraint de réduire ses subventions sur le carburant, l’électricité et le gaz. Le pouvoir d’achat de la population est lourdement impacté.

Les Algériens sont entrés dans une période d’austérité. Depuis le 1er janvier 2016, les automobilistes paient jusqu’à 40 % plus cher le litre d’essence et de gazole. En cause : l’effondrement des cours du baril et du pétrole. Pour pallier cette chute, le gouvernement a d’abord décidé d’agir sur les budgets d’équipement en suspendant de nombreux projets. Mais il est désormais contraint d’affecter directement le portefeuille des citoyens. Cette hausse du prix des carburants en a mécaniquement entraîné d’autres, malgré les promesses du gouvernement. Les taxis et les transporteurs de voyageurs par autobus l’ont rapidement répercutée sur leurs tarifs. Les distributeurs de lait ont aussi observé une grève pour réclamer une révision de leur marge bénéficiaire sur les ventes de ce produit subventionné par l’État et dont les prix sont restés fixes depuis une dizaine d’années. Le pouvoir d’achat des Algériens est déjà fortement impacté par la dépréciation de la monnaie locale, responsable d’une augmentation importante des prix des produits importés. L’Algérie importe des biens d’équipement, des produits de consommation ainsi que des médicaments.

En un an, le cours moyen du dinar s’est officiellement déprécié de 15 % par rapport à l’euro, passant de 104 à 117 dinars pour un euro. Mais le cours réel des devises étrangères est fixé par le marché parallèle où l’euro a atteint 180 dinars en décembre.

Pour rassurer la population, les ministres se relaient sur le terrain et les plateaux de télévision pour affirmer que l’État est en mesure de faire face à une « crise passagère » après des années fastueuses marquées par une hausse des salaires et une consommation effrénée. À la fin décembre, le président Abdelaziz Bouteflika lui-même a tenté de rassurer ses compatriotes lors de la signature de la très controversée loi de finances 2016 qui incluait l’augmentation des prix des produits énergétiques. Sans grand succès.

Bled.ma avec AFP


Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *