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Algérie : Le marché noir de devises estimé à 5 milliards de dollars

Algérie : Le marché noir de devises estimé à 5 milliards de dollars

22 octobre, 2015

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C’est ce qu’a affirmé le porte-parole de l’Union des commerçants et des artisans (UGCAA), Hadj Tahar Boulanouar. « Le marché informel des devises avoisine les cinq milliards de dollars. Ce marché parallèle relève du blanchiment d’argent, et de transfert illégal de la devise à l’étranger », dénonce M. Boulanouar en affirmant que « ce phénomène menace aujourd’hui la production, et les projets d’investissements en Algérie. »

 

« Les banques et les investisseurs peinent aujourd’hui à trouver de la devise, qui est détournée vers l’informel. Ce détournement est motivé par le gain facile et l’évasion fiscale au détriment de la production locale », déplore le Président de l’UGCAA. 
Pour éradiquer ce phénomène, Boulanoaur, insiste sur la nécessité « d’accélérer les réformes des institutions financières et bancaires, qui sont défaillantes, et qui ne répondent plus aux attentes des investisseurs. Il faut aussi débureaucratiser l’administration, et éradiquer toute forme d’informel », suggère-t-il.

Pour Boulanoaur, la flambée des prix de la devise sur le marché parallèle s’explique notamment par «la conjoncture et le discours politique actuel qui sèment de la psychose parmi les opérateurs ». « Il convient de savoir également que la demande accrue sur la devise a augmenté ces deux derniers mois de 30%», explique-t-il, et d’ajouter que l’absence des bureaux de change a renforcé le marché noir des devises. « Il faut revoir la loi 08/96 du 18 décembre 1996 fixant les conditions de création et d’agrément des bureaux de change. C’est une loi peu attractive, dès lors que le taux d’intérêt ne dépasse pas le 1%, une chose qui n’incite pas les privés à ouvrir des bureaux de changes. Il faut augmenter ce taux d’intérêt à 4%, et autoriser les banques publiques d’ouvrir ce genre de bureaux au niveau des daïras », prône-t-il.


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