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CIH, BCP, BMCE… LES STRATÉGIES DES BANQUES MAROCAINES EN FINANCE ISLAMIQUE

CIH, BCP, BMCE… LES STRATÉGIES DES BANQUES MAROCAINES EN FINANCE ISLAMIQUE

27 janvier, 2016

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Il ne reste plus que quelques mois pour que les banques marocaines lancent leur activité de finance islamique sur le marché. Chacune a adopté une stratégie. Si certaines ont choisi des partenaires, d’autres, et pas des moindres, ont opté de faire cavalier seul.

Les banques participatives marocaines devraient être lancées dans les prochains mois. Si la date officielle n’a pas encore été avancée, on estime qu’elles seront prêtes dans 4 ou 5 mois au plus. Toutes les banques marocaines n’ont pas eu la même approche vis-à-vis des alliances. Certaines ont en effet opté de faire cavalier seul.
C’est en principe le cas de Attijariwafa Bank. Dar Essafa, qui existe déjà, devrait être transformée en banque spécialisée dans la finance islamique. La maison mère devrait injecter des millions de dollars pour une augmentation de capital.
La Banque Centrale Populaire ne devrait également pas avoir de partenaire. La banque a décidé d’opérer seule. Elle créera cependant une filiale. Le Crédit du Maroc a choisi de s’appuyer sur le savoir-faire de la banque-mère française, Crédit Agricole. Ce sera son «partenaire». Ce ne sera pas le cas des autres banques qui, contrairement à celles-ci, ont préféré s’allier à des partenaires. Le Crédit Immobilier et Hôtelier (CIH) aura partenaire la Qatar International Islamic Bank avec laquelle il a récemment signé une convention. Celle-ci devrait détenir 40% du capital de la future entité. La maison mère, le CIH en l’occurrence, est actuellement en phase de recrutement pour constituer l’équipe de la nouvelle banque. Son directeur général est néanmoins connu. Il arrive directement de la Caisse de dépôt et de Gestion.
BMCE Bank of Africa a elle aussi opté pour une stratégie d’alliance. C’est le saoudien Al Baraka qui est le partenaire de la banque marocaine. Les parts de chacune des banques tourneraient autour des 49-50%.
Restent la BMCI et Société Générale. Toutes les deux ne créeront pas de filiales spécialisées dans la finance participative. Elles créeront ce que l’on appelle des « Windows », des sortes de comptoirs dédiés à ces produits au sein de leurs agences. L’investissement est de ce fait beaucoup moins important. Portera-t-il ses fruits ?
L’avenir nous le dira. Ce qui est sûr, c’est que le secteur bancaire aura un nouveau visage.
Amale DAOUD


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