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COP22: L’AFRIQUE EN PREMIÈRE LIGNE

COP22: L’AFRIQUE EN PREMIÈRE LIGNE

7 novembre, 2016

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A Marrakeh dans le cadre de la COP22, une trentaine de chefs d’Etat africains se retrouveront pour un sommet le 16 novembre pour faire entendre la voix de l’Afrique, le continent le plus menacé par le réchauffement climatique.

D’après l’indice de vulnérabilité au changement climatique de 2015 que réalise le cabinet britannique d’analyse des risques Verisk Maplecroft, 7 des 10 pays les plus menacés sont en Afrique (Éthiopie, Érythrée, Soudan du Sud, Tchad, Centrafrique, Nigeria, Sierra Leone). Mais bien que l’ensemble des 54 pays d’Afrique ne contribue qu’à hauteur de 3% aux émissions mondiales de GES, le continent est très vulnérable aux effets des changements climatiques, dont les impacts sont déjà notables.

Un rapport du GIEC de 2001 signalait déjà que 82% de la glace présente sur le Kilimandjaro en 1912 avait disparu. Le lac Tchad, qui se partage entre le Cameroun, le Niger et le Nigeria couvre aujourd’hui moins de 10% de la surface qu’il occupait dans les années 1960. Il serait passé de 22 902 km2 en 1963 à 304 Km2 en 2001.

Les terres agricoles sont lourdement touchées par la sécheresse, avec l’augmentation de la démographie et la réduction des terres agricoles les crises alimentaires vont se développer. Richard Munang et Jesica Andrews du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) écrivent en 2014 dans la revue Afrique Renouveau de l’ONU : « A l’heure actuelle, quelque 240 millions d’Africains souffrent déjà de la faim. D’ici 2050, il suffira d’une augmentation de 1,2 à 1,9°C environ pour accroître entre 25 et 95% le nombre d’Africains sous-alimentés (+25% en Afrique centrale, +50% en Afrique de l’Est, +85% en Afrique australe et 95% en Afrique de l’Ouest) ».

D’un autre côté, les ressources hydriques s’amenuisent en quantités disponibles d’année en année. D’après la Banque Mondiale, la disponibilité des eaux « bleues et vertes » respectivement issues des précipitations et des rivières pourrait diminuer de plus de 10% d’ici à 2020 dans toute l’Afrique.

Bled.ma avec Agences


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