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CRISE GOUVERNEMENTALE EN TUNISIE

CRISE GOUVERNEMENTALE EN TUNISIE

31 juillet, 2016

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Le Parlement tunisien a comme attendu retiré samedi soir sa confiance au gouvernement de Habib Essid sous pression depuis que le président Béji Caïd Essebsi s’est dit en faveur d’un cabinet d’union nationale il y a deux mois. Si le pays a réussi sa transition démocratique, son économie peine toujours à se relever, tandis qu’il est la cible des terroristes.

Cible des terroristes et en proie à une crise économique durable, la Tunisie doit plus que jamais prouver au monde qu’elle a réussi sa transition démocratique, opérée depuis 2011 après la chute de Ben Ali. Pourtant, le climat politique y est de nouveau instable. Samedi soir, comme annoncé depuis plusieurs jours, le Parlement a retiré samedi soir sa confiance au gouvernement de Habib Essid, sous pression depuis que le président Béji Caïd Essebsi s’est dit en faveur d’un cabinet d’union nationale il y a deux mois. Sur les 217 députés (dont 191 étaient présents samedi soir), 118 ont voté contre le renouvellement de la confiance et trois pour, avec 27 abstentions.

Le départ d’Essid, un indépendant de 67 ans dont le passage au gouvernement a été mouvementé, fait craindre une nouvelle période d’incertitudes en Tunisie. Le gouvernement est désormais considéré comme démissionnaire et le président doit engager des consultations dans un délai de 10 jours pour charger la « personnalité la plus apte » de former un nouveau cabinet. Les conjectures vont bon train sur le fait de savoir qui sera le nouveau chef du gouvernement, mais aucun nom ne se détache pour l’instant.

« L’après-Essid ne s’annonce guère être une promenade de santé »
Le vote de samedi soir est le point d’orgue d’un feuilleton qui a commencé le 2 juin, lorsque le chef de l’Etat s’est prononcé pour un gouvernement d’union. Formé il y a un an et demi et remanié en janvier, l’actuel cabinet est accusé d’inefficacité à un moment où la Tunisie traverse une période sensible. Car si ce pays a réussi sa transition politique après la révolution de 2011, son économie est en crise et il a été visé par plusieurs attaques djihadistes sanglantes.

Habib Essid, qui n’avait pas été informé de l’initiative par le chef de l’Etat, avait d’abord dit être prêt à démissionner si l’intérêt de la Tunisie l’exigeait. Il a ensuite annoncé qu’il ne partirait que si le Parlement lui retirait sa confiance. Samedi, si plusieurs députés ont salué l' »intégrité » du Premier ministre, ils ont aussi critiqué son bilan.

Bled.ma avec AFP


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