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Droit à l’oubli : la France en tête des demandes

Droit à l’oubli : la France en tête des demandes

15 juillet, 2015

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Un million : c’est le nombre d’URL (Uniform Resource Locator, littéralement « localisateur uniforme de ressource », en français, ou adresse d’une ressource Internet) que les internautes européens ont demandé à Google de déréférencer, au nom du « droit à l’oubli », mis en place en mai 2014.
A la suite d’une décision de la Cour de justice de l’Union européenne, le moteur de recherche leur permet de remplir un formulaire en ligne afin de réclamer la suppression de résultats de recherche les concernant.
Plus d’un an après le lancement de ce dispositif, Google a publié cette semaine des chiffres sur le nombre de requêtes reçues. On y apprend que 283 276 demandes ont été faites, concernant précisément 1 030 182 URL. La firme américaine a accepté d’en déréférencer moins de la moitié, à savoir 41,3 %.
La France est le pays le plus demandeur, avec près de 200 000 URL concernées, suivie par l’Allemagne et la Grande-Bretagne. Ainsi 47,7 % des requêtes françaises ont été acceptées. En revanche, quand on rapporte ces requêtes au nombre d’habitants, l’Estonie est en tête, suivie du Lichtenstein et des Pays-Bas.
En France, 224 demandes liées à des politiques
Toutefois, les requêtes concernant des « crimes sérieux » ou des personnalités publiques sont très marginales. C’est ce que révèle le Guardian qui, en fouillant dans le code source de la page de Google présentant ces chiffres, a trouvé des données que le géant du Web n’avait pas rendues publiques, portant sur les trois quarts des requêtes – ces données ont depuis été supprimées. On en apprend plus sur le type de requêtes effectuées, et on découvre notamment que plus de 95 % des demandes concernent des informations relatives à la vie privée, comme des photos dénudées ou d’autres contenus embarrassants.
Ce chiffre grimpe à 98,3 % en France, où les requêtes concernant les « crimes graves » n’atteignent que 0,6 %. On découvre aussi dans ces chiffres que 224 demandes en France étaient liées à des politiques, dont 66 ont été acceptées. Cent quatre-vingt-onze étaient liées à des « personnalités publiques » – chefs d’entreprises, artistes, sportifs…A noter que l’Italie est en première position sur les demandes pour « crimes grave », avec pas moins de 12 % des requêtes, et la Roumanie en tête des demandes « politiques ».
Le Monde.fr


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