• sam 21 octobre 2017  16:36
Bled.ma

L'info sans frontières

FESTIVAL D’AVIGNON : LE PROGRAMME 2016 DÉVOILE

FESTIVAL D’AVIGNON : LE PROGRAMME 2016 DÉVOILE

25 mars, 2016

[ - ] A [ + ]

Le Festival d’Avignon revisite les classiques, des « Âmes mortes » de Gogol aux « Damnés » de Visconti avec la Comédie-Française en passant par « Les frères Karamazov » de Dostoïevski. Olivier Py a présenté  jeudi une programmation très inspirée par « les grands chefs d’oeuvres littéraires ».Pour la 70e édition, le festival est raccourci de 3 jours et se déroulera du 6 au 24 juillet, du fait du calendrier scolaire.

 

Un feuilleton tous les midis 

La jeune compagnie de Thomas Jolly « La Piccola Familia » plongera dans l’histoire du Festival fondé par Jean Vilar en 1947, avec un feuilleton donné tous les jours à midi dans le jardin Ceccano. La formule du feuilleton gratuit lancée l’an dernier avait connu un grand succès avec « La République de Platon ». Olivier Py a tenu à rouvrir tous les grands lieux du festival pour la 70e édition, dont la Carrière de Boulbon, fermée l’an dernier par mesure d’économie.Boulbon, située à une quinzaine de km d’Avignon, accueillera à ciel ouvert « Karamazov » mis en scène par le jeune directeur du théâtre de Saint-Denis , Jean Bellorini.

La Comédie-Française ouvre les festivités dans la Cour d’honneur avec « Les Damnés », adaptés par le belge Ivo van Hove, un des metteurs en scène les plus innovants d’Europe. « Le but d’Ivo van Hove est moins de raconter l’histoire que tout le monde connait, à savoir la montée du national socialisme en Allemagne et la corruption des grandes familles bourgeoises et des élites financières que d’essayer de comprendre ce qui se passe aujourd’hui », souligne Olivier Py.

Politique, populismes et nationalismes

Parmi les grands thèmes du festival cette année, Olivier Py a évoqué « l’impuissance politique et la montée des populismes et des nationalismes, qui curieusement interpellent plus les artistes que les politiques ». Plusieurs pièces, outre « Les Damnés », abordent le retour des « vieux démons » de l’Europe. Le Polonais Krystian Lupa présente, comme l’an dernier, une oeuvre de l’Autrichien Thomas Bernhard. « Place des héros », conçue pour les 50 ans de l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne, avait fait scandale en proclamant qu’il « y a aujourd’hui plus de nazis à Vienne qu’en 1938. » Le Russe Kirill Serebrennikov s’attaque aux « Âmes mortes » de Gogol, (20- 23 juillet), critique féroce de la médiocrité humaine, laissé inachevé par l’écrivain décédé en 1852.

AFP


Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *