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FRANCE : LA MAÎTRISE DU FRANÇAIS JOUE PEU SUR L’ACCÈS A L’EMPLOI, CHEZ LES IMMIGRÉS

FRANCE : LA MAÎTRISE DU FRANÇAIS JOUE PEU SUR L’ACCÈS A L’EMPLOI, CHEZ LES IMMIGRÉS

7 juillet, 2016

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Parler français n’est pas décisif dans l’accès à l’emploi, mais la maîtrise de la langue augmente les chances de trouver un emploi qui correspond aux études effectuées.

 

Une étude de l’Insee révèle que, pour les immigrés, le niveau de maîtrise de la langue française n’est pas en soi un critère essentiel pour trouver du travail en France, mais il augmente leurs chances d’avoir un emploi en adéquation avec leurs qualifications.

Au total, près de 37 % des immigrés maîtrisent parfaitement le français (oral et écrit). Cette maîtrise est très hétérogène en fonction de l’origine géographique : à leur arrivée, près de 60 % des immigrés venus d’Afrique  parlent bien ou très bien la langue française, contre 15 % pour les personnes originaires d’Europe du Sud, détaille cette enquête menée en 2014. Pour autant, l’accès au premier emploi varie peu selon ce critère, et dépend beaucoup plus du « projet migratoire », explique Jérôme Lê, chargé d’études à la division emploi de l’Insee.

Différence entre hommes et femmes

On observe ainsi que le taux d’accès à l’emploi la première année est relativement similaire que les immigrés parlent bien, très bien ou mal le français. « Ce sont même ceux qui parlent un peu le français qui ont le taux d’accès le plus important », selon Jérôme Lê.

La proportion d’hommes inactifs ne varie que de 16 à 19 % selon la maîtrise de la langue. Les femmes parlant mal le français sont plus fréquemment inactives, mais cet effet est « plutôt dû à d’autres caractéristiques (ancienneté en France, situation familiale, niveau de diplôme, etc.) », selon l’étude.

Un emploi en adéquation avec les qualifications

Si la langue ne semble pas une barrière en soi pour accéder à l’emploi, elle peut en revanche avoir un impact sur « l’adéquation de l’emploi trouvé avec les qualifications des immigrés ». Les immigrés les plus diplômés et qui parlent très bien français ne sont que 31 % à s’estimer surqualifiés pour leur emploi, contre 51 % des immigrés diplômés éprouvant des difficultés en français.

« Le risque d’avoir un métier qui ne correspond pas à sa formation diminue de 40 points lorsqu’on parle parfaitement le français », souligne Jérôme Lê. Et parmi les immigrés, ce critère « est associé à un gain de salaire de l’ordre de 17 % ».

AFP


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