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Immobilier : Les MRE n’étaient pas au rendez-vous cet été 2015

Immobilier : Les MRE n’étaient pas au rendez-vous cet été 2015

9 septembre, 2015

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Les promoteurs ne devront plus attendre les MRE pour « écouler leur marchandise ». Cet été 2015 et plus que jamais auparavant, cette clientèle n’a pas été au rendez-vous. La crise dans les pays d’accueil n’est pas la cause. Ce sont plutôt les promesses non tenues des promoteurs, les prix beaucoup trop élevés pratiqués dans certaines zones et la multitude d’arnaques dont ont été victimes des dizaines de MRE qui rendent hésitants. Résultat au bout de la course : moins d’achats voire de nombreux désistements.

 Cela s’apparente plutôt à une crise de confiance entre vendeurs et acheteurs. A juste titre. Les nombreux scandales dont ont été victimes les Marocains Résidents à l’Etranger ne sont pas des moindres. Ils font désormais partie des annales. Pour ne citer que le cas de Chaabi Lil Iskane, les MRE sont allés jusqu’à manifester devant son bureau de représentation à Paris. Ils n’ont toujours pas obtenu gain de cause.

Idem pour Addoha qui n’arrive pas à honorer ses engagements.

Les MRE veulent du sérieux et demandent à être rétablis dans leurs droits.

Résultat : cet été, les promoteurs qui attendaient les MRE pour faire de bonnes affaires ou tenter de limiter les effets de la baisse qu’enregistre le secteur se sont complètement trompés. Les MRE n’étaient pas au rendez-vous. Certaines villes comme Tanger ont enregistré des dizaines de désistements. «Il s’agit d’acheteurs ayant réservé ces derniers mois des logements sociaux sur plan durant des salons internationaux, en versant des avances à cet effet. Et à leur retour au Maroc, en constatant que les travaux n’avançaient pas au rythme promis, ils ont annulé leurs transactions et demandé la restitution de leurs arrhes», indiquent les professionnels. Ces ventes sur plan et acomptes sont versés dans la majorité des cas à l’occasion de salons à l’étranger.

Suite aux différents scandales qui ont éclaté, celui de Saidia est le plus eloquent, l’Etat marocain a demandé aux acquéreurs de se protéger. Une loi serait en préparation.

Signalons que dans ces cas de résiliation de contrat par l’acquéreur, le promoteur est en droit de réclamer une indemnité ne dépassant pas 10% du prix de vente comme le prévoit la loi 44-00 sur la vente en l’état futur d’achèvement (VEFA).

Mais si les MRE se montrent toujours hésitants, c’est parce qu’ils anticipent des baisses de prix supplémentaires. De nombreux spécialistes parlent en effet d’une baisse certaine dans les prochains mois. Rien n’est sûr pour autant.

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