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Investissement Peugeot-PSA : MON SOS

Investissement Peugeot-PSA : MON SOS

25 juin, 2015

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L’installation de l’usine Peugeot-PSA dans la zone franche de Kénitra appelle certaines interrogations. Quid ?

En effet, si l’on se doit de saluer cette percée technologique, capitalistique et industrielle, on se doit également d’alerter sur les handicaps structurels qui continuent à aliéner les délocalisations industrielles. Ils relèvent principalement du champ mental que la modernité peine à investir. Je sais, personnellement, que nombre d’investissements européens ont été sabotés par une mafia qui ne dit pas son nom et qui excelle dans l’art d’opposer la bureaucratie à des projets technologiques novateurs. Le cas d’un complexe allemand d’énergie propre est édifiant à cet égard. Le visa du ministère de l’énergie n’est toujours pas accordé à un projet d’un milliard d’euros qui a été présenté depuis plus de cinq ans. Allez donc comprendre !

Revenons à la future usine Peugeot-PSA. Le roi a accompli là un tour de force admirable en négociant lui-même, pied à pied, cette installation. Au lendemain de la signature du contrat entre le groupe français et l’Etat marocain, il a réuni les responsables des différents départements concernés pour assurer la coordination optimale de leurs actions dans le cadre de ce projet. Plus que quiconque, il sait que, par paresse ou par opportunisme, des bureaucrates s’évertuent à bloquer tel ou tel aspect foncier, administratif, financier ou formationnel, quitte à désespérer l’investisseur, ce qui fut d’ailleurs le cas de PSA en Algérie.

Mes interrogations campent donc ce trait de caractère de certains petits malins qui rivalisent en entourloupes dès lors qu’ils ne trouvent rien à glaner en miettes corruptives. Ces sarcomes humanoïdes s’évertuent, en effet, à inventer toutes sortes d’inéquations pseudo-normatives pour saboter l’industrialisation du pays. Le projet Renault de Tanger a révélé en son temps des « chefs-d’œuvre » d’âneries dignes de l’ex-glacier soviétique qui, rappelons-le, poussait l’absurde au point de vendre des chasses-neige à des pays où la température descend rarement en dessous de 40° !

C’est donc cette variété de virus socioéconomiques qu’il y a lieu de neutraliser afin que, outre l’usine Peugeot elle-même, les investissements périphériques des PME et PMI censés livrer les équipements et autres garnitures puissent se réaliser sans grandes difficultés. Le roi semble avoir compris les leçons de l’expérience Renaut à Tanger. D’ailleurs, une bonne partie de sa réunion avec les responsables signataires du contrat Peugeot-PSA avait trait, semble-t-il, aux aménagements routiers, portuaires et ferroviaires nécessaires à la réussite du méga projet. Ce qui ne sera point une mince affaire.

Souvenons-nous : n’était-ce la puissance du pacte entre M6 et Carlos Ghosn, le projet Renault-Nissan de Tanger aurait péri, tant les empêcheurs d’industrialiser en rond, étrangers certes, mais surtout marocains, étaient légion.

En vérité, l’architecture de ce type de projets est déjà suffisamment complexe (infrastructures, joint-ventures, formation des ingénieurs/techniciens/ouvriers HQ, montages financiers, investissements satellites PME/PMI…etc.) pour tolérer des turpitudes ayant trait à l’environnement administratif, voire politique.

Ce sont ces appréhensions-là qui sont à la base de mes interrogations. Pour le reste, bon vent !

Par Abdessamad Mouhieddine


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