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JAMEL DEBBOUZE : «LORSQUE JE JOUE AU MAROC, IL Y A UNE SAVEUR DIFFERENTE»

JAMEL DEBBOUZE : «LORSQUE JE JOUE AU MAROC, IL Y A UNE SAVEUR DIFFERENTE»

21 mars, 2016

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Venu au Maroc pour la promotion du dernier film dans lequel il joue, «La Vache», Jamel Debbouze, nous a parlé de ce qu’il pense de la France. «Une vieille dame qui a une grande histoire mais qu’il faut savoir rassurer de temps en temps». L’humoriste réputé pour ses positions de défense des droits des maghrébins en France, n’aime pas les clichés. « Lorsqu’on nous parle des gens d’origine maghrébine, c’est toujours avec les mêmes «pourrilatifs» », dixit Jamel.

Très à l’aise comme à son accoutumée, Jamel Debbouze était à Casablanca, vendredi 18 mars, pour assister à l’avant-première du film La Vache. Programmé dans le cadre de la première édition du festival International du Film Français par l’Institut Français du Maroc, le film, qui rencontre un franc succès en France, raconte l’histoire d’un agriculteur algérien qui traverse toute la France avec sa vache pour assister au Salon de l’Agriculture à paris. A travers cette histoire drôle et émouvante, le réalisateur, Mohamed Hamidi, trace l’histoire de la France face à l’étranger maghrébin. Jamel Debbouze y tient le rôle du beau-frère de l’agriculteur et vit à Marseille. En marge de la promotion du film, Jamel Debbouze s’est prêté, avec brio, aux questions de bled.ma.

  • Fatsah ?

«Un être exceptionnel, un excellent comédien qui me rappelle Bourville »

 

  • La Vache, un film anti-raciste ?

« Certainement. C’est un film contre toutes les formes de ségrégation, de tout ce qui peut nous opposer. C’est l’histoire d’un agriculteur algérien qui traverse toute la France et dans le monde dans lequel on vit, il ne faut pas se leurrer. La France est un pays qui a une grande histoire et qui a des tropismes profonds. Je la compare à une vieille dame qui a une grande histoire et qu’il faut parfois rassurer. Il ne faut pas avoir peur de la différence. Il faut en faire une force. C’est aussi un film qui raconte la solidarité »

  • Porter des jugements tout le temps, c’est lourd…

«Ce qui m’a le plus impressionné quand je fais ce métier, c’est que les gens portent des jugements tout le temps. Ceux qui vous regardent sans jugement vous touchent. Vous vous en souvenez toute votre vie. C’est rare. Ne pas porter de juger de valeur est un véritable travail : ceux qui ne m’ont pas jugé sont ceux qui m’ont le plus aidé. C’est le cas de Lambert Wilson dans le film. Il ne porte pas de jugement sur l’agriculteur . Les médias, ce qui nous parvient comme images creusent des écarts énormes entre les hommes. Le cinéma sert à fédérer, rassembler ».

  • La France…

« Une vieille dame avec une grande histoire qu’il faut rassurer de temps en temps ».

«Rien n’a changé. Lorsqu’on nous parle des gens d’origine maghrébine, c’est toujours avec les mêmes «pourrilatifs». J’ai un vrai problème avec les clichés. Le cliché est une vérité. Il n’existe pas. Chacun fait des raccourcis. Et ce n’est pas grave. »

 

  • Le Maroc ?

«Lorsque je joue au Maroc, c’est comme jouer devant ma famille, il y a une saveur différente.

Amale DAOUD


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