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LA CRISE MIGRATOIRE EN EUROPE FOCALISE LES DEBATS A DAVOS

LA CRISE MIGRATOIRE EN EUROPE FOCALISE LES DEBATS A DAVOS

22 janvier, 2016

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Mercredi 20 janvier, journée d’ouverture des travaux du Forum économique mondial de Davos, la crise migratoire en Europe et l’intégration des réfugiés ont focalisé une grande partie des débats. C’est dire l’importance du sujet.

C’est Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), qui a présenté un rapport sur la dimension économique de l’intégration des réfugiés en Europe. Celle-ci n’a pas manqué de préciser que ce rapport a été élaboré à la demande des ministres des finances de l’Union Européenne (UE). L’étude se base en grande partie sur l’analyse d’expériences passées d’intégration de réfugiés en Europe et souligne le rôle clé joué par leur intégration sur le marché du travail.

Les chercheurs du FMI constatent que l’intégration par le travail, si elle est rapide, a un impact économique positif sur la croissance du PIB des pays d’accueil – Mme Lagarde a évoqué une hausse de 0,5 % pour l’Allemagne dans un « scénario optimiste » – et peut soulager les finances publiques en compensant une partie du coût budgétaire de l’accueil massif des demandeurs d’asile. Elle peut aussi « contrer certains effets négatifs du vieillissement de la population» européenne sur les budgets. La note du Fonds recommande des mesures de facilitation de l’accès des réfugiés au marché du travail, notamment par des subventions aux employeurs. Elle est également en faveur de dotations financières pour la Jordanie et le Liban, pays qui accueillent actuellement le plus grand nombre de réfugiés, avec la Turquie.

Le cri du cœur est venu du président allemand, Joachim Gauck, qui a consacré la totalité de son intervention devant le Forum, en séance plénière, à la question des demandeurs d’asile, dont son pays a accueilli un million en 2015. Il y a été beaucoup question de « limitation » de ce nombre. « C’est tragique, s’est écrié le président, mais nous ne pouvons pas accueillir tout le monde. ». « La solidarité et la générosité » dont ont fait preuve les Allemands en 2015 « ne peuvent pas être éternelles », a-t-il dit ; elles dépendront « du bon fonctionnement de l’économie, des capacités structurelles d’accueil et de la volonté d’intégration des réfugiés ». Gauck n’a pas caché que « le processus de réflexion » lancé dans la société allemande par les agressions de femmes à Cologne et dans plusieurs villes autour du Nouvel An rendait plus urgente la réduction du nombre de réfugiés, venus en grande partie du monde musulman, que son pays peut accueillir.

Bled.ma avec AFP


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