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LA FRANCE PEINE A INTÉGRÉR SES IMMIGRÉS

LA FRANCE PEINE A INTÉGRÉR SES IMMIGRÉS

19 janvier, 2016

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Selon une étude publiée récemment  par l’Insee et l’Ined, la seconde génération fait souvent moins bien que la première génération arrivée dans le pays.

La France peine à intégrer ses immigrés, qui adhèrent pourtant « massivement » à leur nouveau pays, au point que la seconde génération fait souvent moins bien que la première, selon une vaste étude menée par l’Insee et l’Ined et dévoilée vendredi. « Il y a une intégration à sens unique », avec la persistance de discriminations multiples, a expliqué Cris Beauchemin, chercheur à l’Ined, l’un des auteurs de cette très attendue étude « Trajectoires et origines » (Teo) menée auprès de 22.000 personnes.

D’un côté, une immense majorité des immigrés ou de leurs descendants se disent «d’accord» avec la phrase «je me sens Français» ou «je me sens chez moi en France» (93 % pour la deuxième génération), souligne cette étude au spectre très large (emploi, religion, famille, éducation…). Mais ils se heurtent régulièrement à ce que les auteurs appellent un «déni de francité», qui les renvoie à leurs origines.En effet, «la francité n’est pas attribuée sur la base de la nationalité ou de codes culturels» comme la langue, mais sur la vision de ceux «qui ressemblent à des Français» ou non. Les premiers à en souffrir sont les Africains, les Maghrébins et les Asiatiques, soit les «minorités visibles». Ainsi plus de 50 % des immigrés originaires d’Afrique, même naturalisés, «pensent qu’on ne les perçoit pas comme Français». Il en résulte des situations de «dissonance» identitaire qui «se maintiennent, voire progressent au fil des générations». En conséquence, les immigrés de la deuxième génération réussissent moins bien que leurs parents. «Pour tout ce qui est socioculturel (famille, langue…) on assiste plutôt à un progrès d’une génération sur l’autre, mais sur les aspects socio-économiques où il y a des barrières, comme l’école ou l’emploi, on est plutôt dans le sens d’une dégradation», note le chercheur. Cette étude, menée en 2008 et 2009, ne portait pas sur la troisième génération, très difficile à appréhender.

Bled.ma avec AFP


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