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Lahcen Daoudi veut éliminer les concours d’entrée dans l’ensemble des établissements supérieurs

Lahcen Daoudi veut éliminer les concours d’entrée dans l’ensemble des établissements supérieurs

18 juin, 2015

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C’est une révolution que veut mener Lahcen Daoudi, le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, en voulant éliminer les concours d’entrée dans l’ensemble des établissements supérieurs. Seules les classes prépas sont exclues. Le ministre veut démocratiser l’enseignement supérieur et corriger le système actuel. Au risque de déplaire à certains, notamment les écoles supérieures privées.

«Tout ce que nous voulons, c’est démocratiser l’enseignement supérieur et éliminer les dysfonctionnements du système actuel» : Lahcen Daoudi est ferme. Pour le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, « il n’est pas question de continuer à éliminer des élèves qui sont bons mais qui ne peuvent pas accéder aux concours, faute de moyens ». C’est de la démocratisation dont parle Lahcen Daoudi, «un élève qui est au Moyen Atlas ou ailleurs, loin des villes, n’a pas les moyens de se déplacer pour passer les concours. Il faut lui donner les mêmes chances que les autres surtout lorsque ses résultats sont bons ». Mais il est aussi, voire surtout question de corriger le système actuel. « Le baccalauréat sur trois ans a mené au gonflement des moyennes qui ne correspondant pas forcément au niveau réel. Or, ces moyennes sont celles qui donnent l’accès au concours. Il faut éliminer cela », poursuite Daoudi. Le système est donc injuste et doit être corrigé. C’est ce qui est prévu. Le nouveau système sur lequel réfléchissent actuellement les responsables prendrait en compte le bac national à hauteur de 80% et le bac régional à hauteur de 20%. Les notes sur les trois années ne seraient donc pas prises en compte. Et cela ne saurait tarder. Daoudi espère même que ce soit appliqué dès la prochaine année universitaire, c’est-à-dire en juin 2016. Le ministre risque de déplaire davantage aux établissements d’enseignement supérieur privés. Car si ce système est appliqué, il donnerait davantage de chance aux étudiants pour accéder aux écoles publiques. Ce qui réduirait massivement les effectifs des écoles privées puisque la majorité de ceux qui s’orientent vers le privé ont été d’abord « refoulés » par le public. Lahcen daoudi déclare « n’être contre personne ». « Pour moi, l’essentiel est de mettre en place le meilleur système pour notre jeunesse».

Amale DAOUD


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