• sam 21 octobre 2017  16:32
Bled.ma

L'info sans frontières

LE SCANDALE DE LA RAM SUR LE COUT DU CARBURANT

LE SCANDALE DE LA RAM SUR LE COUT DU CARBURANT

22 mars, 2016

[ - ] A [ + ]

Depuis le départ de Benhima, les affaires mal gérées durant sont mandat continuent de plomber les comptes de la compagnie. Selon des sources bien informées, Benhima aurait fait perdre à l’Etat Marocain, qui est le principal actionnaire, l’équivalent de 15 milliards de centimes en confiant à une nouvelle recrue l’évaluation des risques du cout du carburant, qui est le budget le plus lourd des charges de la compagnie.

 

L’affaire remonte au moment de l’envolée des prix du carburant. Driss Benhima, alors PDG de Royal Air Maroc, décide de recruter un polytechnicien. Ce dernier exige et obtient l’accord de suivre une formation appropriée à Oxford sur le hedging.

Le terme français le plus adapté pour traduire le Hedging est la «couverture du risque».

La stratégie du hedging consiste à se couvrir contre les fluctuations d’un cours, en l’occurrence celui du pétrole.. Pour se protéger.

On prend deux positions opposées avec le même montant et on suit une projection des coûts.

Le risque est donc souvent nul ou, au moins, réduit. Le hedging est à utiliser lorsque l’on a des doutes sur la tendance à venir d’un marché. On est alors protégé : mais là, le loupé est magistral, l’étude ratée, mais validée quand même…

La validation et la facture s’avéreront lourdes financièrement et conséquentes pour la RAM..

Les propositions et les projections surréalistes vont s’avérer désastreuses: l’achat du prix du carburant est négocié sur une période de trois années, à prix fixe, en pensant que les prix du pétrole continueront leur ascension à la hausse et que le carburant, ainsi négocié, coûtera moins cher à long terme.

Le projet est validé, et l’accord est signé avec la compagnie étrangère.

Sauf qu’entre temps, le cours du pétrole a exactement suivi la courbe inverse,  et les prix n’ont cessé de baisser, alors que la RAM  a continué de le payer aux prix fort, et comble de malheur sur 03 ans. La somme est faramineuse puisqu’il s’agit de 15 milliards de centimes.

Ce surcoût désastreux, les compagnies aériennes étrangères majors n’ayant pas commis la même erreur ont soit réajusté leur tarifs en conséquence pour être plus concurrentiels, soit, si les tarifs ont été maintenus à leur niveau, les marges d’exploitation ont rendus les dirigeants de ces compagnies heureux.

La très mauvaise affaire de Benhima a été étouffée, la communication extérieure n’ayant pas été le point fort du précédent PDG.

Le Hedger formé à Oxford a entretemps démissionné et la compagnie a continué de payer les surcoûts qu’elle s’est elle même créés.

D’autres erreurs de gestion restent sous silence. Bled .ma vous les fera découvrir au fur et a mesure.

Bled.ma


Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *