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Les livres pro-djihad en vente libre en France

Les livres pro-djihad en vente libre en France

28 novembre, 2015

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Ils appellent à s’équiper « de toutes sortes d’armes » ou à « tuer un incroyant ». Des ouvrages de ce type sont écoulés par la Fnac, relate « Le Figaro ».

C’est un nouveau scandale qui risque de faire du bruit, deux semaines, jour pour jour, après les attentats de Paris. Des livres prônant le djihad sont en vente libre dans les rayons de certains magasins, en France. Un constat qu’avait déjà dressé Le Figaro en juillet 2014. À l’époque, une pétition demandant leur retrait avait d’ailleurs recueilli plus de 17 000 signatures.
Pourtant, rien n’y fait. Plus d’un an après l’enquête du quotidien, et malgré les nombreuses attaques de l’organisation État islamique contre la France, ces ouvrages trônent encore sur les étagères de la Fnac ou sont vendus sur le site en ligne de la boutique, relate Le Figaro .
En ligne ou en boutique

Parmi eux, La Voie du musulman du cheikh algérien Abou Bakr al-Jazairi qui exhorte les musulmans à s’équiper « de toutes sortes d’armes », ou encore Le Licite et l’illicite du cheikh Youssef al-Qaradawi qui prône la mort des « êtres nocifs » afin « d’épurer la société islamique ».
Si ces deux ouvrages ne sont pas disponibles dans le magasin, l’internaute peut facilement les acheter en ligne, sur le site internet. A contrario, Les Jardins des vertueux de l’imam An-Nawawi, livre qui vante « le mérite de la guerre sainte », est, lui, toujours vendu en rayons.
« Aucun mal à tuer un incroyant »

Les badauds peuvent également se procurer le Livre de l’exhortation du bien et de l’interdiction du mal, écrit par al-Ghazali. À l’opposé des livres cités plus haut, cet ouvrage qui explique « qu’il n’y a aucun mal à tuer un incroyant » a fait son apparition après la publication du premier papier du Figaro.
Face à ce constat, la librairie se défend et assure ne pas pouvoir « censurer une œuvre, quelle qu’elle soit ». « On ne peut pas se substituer aux pouvoirs publics », ajoute l’enseigne. De son côté, Carrefour, qui était cité dans l’enquête de juillet 2014, assure ne plus vendre ces livres appelant au djihad. Le directeur de l’Observatoire de l’islamisme, Joachim Veliocas, se dit, quant à lui, « scandalisé par cette banalisation de l’islamisme radical » et redoute que ces livres viennent renforcer l’« amalgame entre les musulmans et l’islam radical ».


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