• sam 23 septembre 2017  15:34
Bled.ma

L'info sans frontières

LIBYE : LES GRANDES PUISSANCES VEULENT LEVER L’EMBARGO SUR LES ARMES

LIBYE : LES GRANDES PUISSANCES VEULENT LEVER L’EMBARGO SUR LES ARMES

16 mai, 2016

[ - ] A [ + ]

La communauté internationale est au chevet du pays touché par des divisions politiques et la progression géographique de l’État islamique.

 

Washington et les représentants des pays conviés à la réunion de Vienne se sont prononcés en faveur d’une levée de l’embargo de l’ONU sur la vente d’armes à la Libye ce lundi 16 mai. Ils entendent ainsi renforcer la lutte contre l’État islamique dans cette région stratégique. Le gouvernement d’union nationale est engagé dans une guerre contre l’organisation terroriste qui se développe dans le pays.
La communauté internationale déclare dans son communiqué final qu’elle « soutiendra totalement les efforts » du nouvel exécutif libyen qui va demander la levée de cet embargo et est « prête à répondre aux demandes du gouvernement libyen en vue d’entraîner et d’équiper la garde présidentielle et les forces autorisées ». Vingt-cinq délégations nationales ou unions régionales ont signé cette déclaration, parmi lesquelles les États-Unis, la Russie, l’Arabie saoudite, la Chine, l’Égypte, la Tunisie, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie.
Un exécutif à renforcer

L’embargo de l’ONU sur les ventes d’armes à la Libye a été imposé au début de la révolte contre le régime de Muammar Kadhafi en 2011, mais a été violé à maintes reprises. Le gouvernement d’union nationale, dirigé par Fayez al-Sarraj et basé dans la capitale Tripoli, est appuyé par la communauté internationale. Fayez al-Sarraj était présent à Vienne. Son exécutif peine à asseoir son autorité, plus d’un mois et demi après son installation. Il fait face aux initiatives rivales d’un gouvernement parallèle basé dans l’est du pays et dirigé par le général controversé Khalifa Haftar. L’organisation État islamique (EI) a profité du chaos dans lequel est plongée la Libye depuis la révolte qui mit fin au régime de Muammar Kadhafi pour s’implanter dans ce pays pétrolier.
Si l’État islamique enregistre des défaites en Syrie et perd une partie du territoire qu’il contrôlait, il devient de plus en plus menaçant en Libye. « Nous avons beaucoup de travail devant nous », avait brièvement déclaré à la presse John Kerry après une rencontre avec son homologue jordanien Nasser Judeh, également présent dans la capitale autrichienne.
Une menace directe pour l’Europe

Les combattants de l’EI se sont emparés la semaine dernière de la localité d’Abou Grein, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Syrte, après une série d’attaques contre les forces militaires du gouvernement d’union. C’est la première fois que le groupe extrémiste réussit à étendre son contrôle à l’ouest de cette ville. Dissensions politiques et vide sécuritaire ont facilité depuis 2014 l’implantation de l’EI en Libye, constituant une menace directe pour ses voisins et l’Europe.
Les ministres des Affaires étrangères ont échangé sur le « soutien international au nouveau gouvernement et se concentreront sur les questions sécuritaires », a déclaré le porte-parole du département d’État John Kirby. Des responsables et des diplomates américains avaient affirmé jeudi que les États-Unis étaient prêts à assouplir l’embargo de l’ONU sur les armes pour aider les nouvelles autorités à lutter contre l’EI.

AFP


Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *