Entre 20 et 30% de pièces contrefaites sont utilisées dans le secteur automobile au Maroc, avec tous ses impacts sur la sécurité de son utilisateur, a regretté le ministre de l'équipement et des transport, Aziz Rebbah.
Dans une interview publiée dans le numéro de vendredi du quotidien 'Aujourd'hui le Maroc', M. Rebbah a mis l'accent sur les problèmes que pose l'usage des pièces contrefaites, aussi bien au niveau de la sécurité qu'au niveau économique et citoyen.
"L'usage des pièces contrefaites pose un problème triple: de sécurité du fait des risques encourus par l'utilisateur, économique en raison du préjudice financier dû au marché frauduleux des pièces contrefaites, mais aussi citoyen au égard aux conditions dans lesquelles s'exerce la contrefaçon", a-t-il jugé.
Une pièce contrefaite usée peut, en effet, détériorer une fonction voir même un ensemble de fonctions entrainant des réactions en chaine, alors que les pièces garanties par les constructeurs sont étudiées dès leur conception et font objet de test et de crash-tests rigoureux, a-t-il tenu à rappeler.
C'est ainsi que le Maroc, veillant à la préservation des vies humaines, a pris en compte ce fléau dans sa lutte contre les accidents de la circulation, en procédant, outre l'instauration du nouveau code de la route, à la mise en place des radars fixes pour assurer un contrôle automatisé, a assuré le ministre.
C'est dans ce cadre que le ministre de l'équipement et des transports a expliqué que 80 pc des accidents de la circulation routière sont essentiellement dus au comportement humain du conducteur, qui ayant peur du contrôle et de la sanction, respecterait obligatoirement le code de la route.
Cet effet psychologique s'est dissipé rapidement par la vulnérabilité du contrôle qui a fait défaut durant la période "octobre 2010 avril 201", a relevé M. Rebbah , Signalant, par ailleurs, que le réseau des radars fixes pour le contrôle automatisé de la vitesse sera élargie afin d'accompagner les efforts du corps de contrôle via "la mise en place, la gestion et l'exploitation de 970 radars fixes de contrôle de la vitesse".
Il a, en outre, estimé que le changement du comportement de l'usager de la route, à travers l'éducation, la réglementation, les contrôles et les sanctions, sont les solutions à apporter pour baisser le nombre des victimes sur les routes, tout en assurant l'amélioration de la sécurité du véhicule et le renforcement de la sécurité des infrastructures routières.
MAP