Transport & tourisme

Maroc : Proxénétisme à Eden Palm Marrakech

Ajouté le samedi 11 Février 2012

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Dans une lettre adressée à bled.ma, les copropriétaires du projet Eden Palm Marrakech dénoncent ce qui se passe au sein du projet. Le propriétaire du projet, M. Alami procède selon eux à des actes de proxénétisme en ayant transformé l’établissement en résidence touristique. Ces copropriétaires «n’en peuvent plus de subir cette situation ».

La lettre adressée à bled.ma raconte l’historique du projet Eden Palm Marrakech depuis sa création jusqu’à la situation actuelle.
«C’est en 2004 que commença la commercialisation du complexe résidentiel Marrakchi, Eden Palm. Le projet est initié par la Société Développement Riad, présidée dans le temps par M. Alami. Bercés par l’illusion du statut inspirant la confiance de M. Alami, la plupart des résidents ont traité directement avec lui pour l’acquisition de leurs biens dès l’ouverture du chantier. Entouré par son ingénieur et conducteur de travaux M. Muller, ils ont un projet et un discours très vendeur : un complexe résidentiel dans un environnement de choix avec piscine, club house, 113 riads, 32 appartements et 9 duplex.

Les problèmes arrivent en 2008 lorsque M. Alami face à des difficultés financières se retrouve face à un projet inachevé, la dernière tranche d’Eden Palm. Il cède alors son siège de président de Société Développement Riad à M. Emile ISSAC, un financier irakien vivant à Londres.

L’histoire ne s’arrête pas là. Bien au contraire elle ne fait que commencer. M. Alami et M. Issac arrivent, par de sombres manœuvres frauduleuses à transformer le statut du projet Eden Palm de complexe résidentiel à complexe touristique. Les manœuvres frauduleuses sont nécessaires pour une mutation pareille puisque pour avoir le statut de complexe touristique, 70% des biens du complexe doivent être donnés en location au tourisme. Or plus de 50% du projet était livré aux copropriétaires. Tout cela s’est déroulé sans aucune information de ces derniers bien entendu. Toujours en 2008, M. Lakhlouja est recruté en tant que nouveau gestionnaire avec un contrat fallacieux s’appuyant sur la loi de 2008 portant statut des Résidences Immobilières à Promotion Touristique.
M. Lakhlouja gère alors le club house avec son directeur d’hôtel M. Berrada. Ils prennent en location gestion des riads et appartements et se mettent en tête de faire d’Eden Palm un paradis sexuel au milieu de familles avec leurs enfants. Et bien sur dans ces entreprises, plus on est mieux c’est. M. Lakhlouja et Berrada sont rejoints par, M. Gambet, propriétaire de maisons d’hôtes au sein du complexe et proxénète à grande échelle ; M. Polet, propriétaire de trois riads et deux appartements ; et Amine un vrai proxénète qui travaille sous couvert d’agence immobilière pour prendre en location gérance une dizaine de riads et en faire des havres de sexe. Au total, ce sont 26 riads qui sont devenus des maisons de plaisir.
Eden Palm est devenu le repère quotidien d’une trentaine de prostituées, mineures pour beaucoup d’entre elles. La clientèle est principalement constituée de touristes du Golfe, mais tout le monde y vient. Les copropriétaires se sont alors groupés en collectif pour réagir à ce scandale. Oui, les copropriétaires ont vu des prostituées nues sur les pelouses des parties communes du complexe. Ils en ont aussi vu d’autre faisant des fellations à leurs clients obsédés autour de la piscine où barbotaient enfants et parents résidents. Cela sans parler de toutes les violences que ces activités engendrent et pour lesquelles la police se déplace seulement pour se faire corrompre et repartir les poches pleines.
Taxis de la ville, petits proxénètes en tout genre et même personnel de sécurité du complexe participent aujourd’hui à ce business. Il y a d’ailleurs le chef de sécurité et un de ses agents qui ont essayé de s’opposer à ces pratiques. Ils étaient mis à pied le lendemain.
Le collectif a porté l’affaire devant la justice au vu de la situation qui se détériore de jour en jour. M. Isaac, président actuel de Société Développement Riad et syndic en titre ne se sent pas concerné. Normal puisque lui, M. Muller et M. Gambet ne sont que les hommes de main de M. Alami. Oui, et il suffit de jeter un simple coup d’œil au registre de commerce de Société Riad Développement pour comprendre que M. Alami est le cerveau de tout ce business : dans le directoire, Isaac apparait trois fois, son patronyme étant à chaque fois orthographié différemment. Le collectif a rencontré le Procureur Général, le Procureur du Roi ainsi que le responsable de la police judiciaire trois fois et sans l’ombre d’un résultat.
La situation et la réputation du complexe ont réussi à dégoûter de nombreux propriétaires qui veulent aujourd’hui vendre leurs biens. Environ 20 raids sont à vendre pour le moment. Mais la réputation qu’a acquis Eden Palm a causé une grave dévalorisation de ces biens ».

Bled.ma

 

 

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