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MAROC-CHINE: UN VÉRITABLE PARTENARIAT STRATÉGIQUE

MAROC-CHINE: UN VÉRITABLE PARTENARIAT STRATÉGIQUE

11 mai, 2016

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L’excellence des relations sino-marocaines ont de tout temps été inscrites sur une tendance ascendante et seront appelées à connaître une nouvelle dynamique traduisant les aspirations des deux pays pour jeter les jalons d’un partenariat stratégique renforcé à l’occasion de la visite officielle qu’entame le Roi Mohammed VI ce mercredi à Pékin.


Ces relations bilatérales, qui depuis leur établissement en 1956 ont été empruntes d’échanges continus, seront revigorées et ouvertes à de nouveaux horizons et différents secteurs de partenariat à l’occasion de cette visite royale historique. Certes, ce déplacement royal, le deuxième après celui effectué en 2002, est l’occasion idoine pour les pays de sceller un nouveau partenariat triangulaire et stratégique à travers la signature de plusieurs accords et conventions de coopération, devant permettre d’approfondir la concertation politique, renforcer les rapports économiques et l’investissement et consolider la coopération dans les domaines culturels, techniques et scientifiques. En effet, les relations entre le Maroc et la Chine ont connu une évolution importante durant cette dernière décennie s’inscrivant ainsi dans le cadre de la vision royale de diversifier les partenaires du Maroc et de consolider les relations de partenariats avec les puissances émergentes. Au niveau de ses relations avec la Chine, le Maroc a toujours veillé à établir un partenariat basé sur un dialogue politique régulier concernant les différentes initiatives bilatérales au niveau régional et multilatéral. Dans une perspective de hisser sa coopération avec la Chine au niveau d’un partenariat stratégique, le Maroc ambitionne de faire de ce nouveau cadre de coopération bilatérale un piédestal pour approfondir la concertation politique, renforcer les rapports économiques et l’investissement et consolider la coopération dans les domaines culturels, techniques et scientifiques. Le Royaume aspire également à ce que ses relations avec la Chine soient une base d’influence positive sur le développement régional et une plateforme solide pour ouvrir ce partenariat sur de nouvelles perspectives et de nouveaux secteurs. Ces ambitions légitimes ne sont certes pas le fruit de hasard. En effet, les deux pays se sont lancés ces dernières années dans un ballet diplomatique intensif avec la multiplication des visites de haut niveau ce qui constitue un pilier important et apporte une grande contribution à la promotion du développement des relations sino-marocaines. La confiance mutuelle entre Rabat et Pékin s’est consolidée par la signature de centaines d’accords de coopération, ce qui dénote la volonté sincère des deux pays de fructifier les perspectives d’un avenir prometteur, scellé par une amitié solide et des relations bien ancrées dans l’histoire. Dans ce même élan, les échanges entre les deux pays se développent avec vigueur, ce qui constitue un pilier important et apporte une grande contribution à la promotion du développement des relations bilatérales. Actuellement, on compte deux Instituts Confucius à Rabat et Casablanca, outre 10 paires de villes jumelles. Le Royaume, grâce à sa position géographique, mais aussi à ses ressources humaines et les accords de libre-échange qu’il a conclus avec de nombreux pays, a le potentiel pour devenir un hub pour les investissements étrangers en Afrique. Ainsi, la politique africaine du Maroc constitue un avantage de taille pour les partenaires chinois. Quatrième destination des investissements directs étrangers sur le continent, première destination en Afrique du Nord pour les investissements directs étrangers entrants, premier investisseur en Afrique francophone, le Maroc dispose, aussi, de plusieurs atouts lui permettant d’être le moteur-clé d’une dynamique régionale. Réputé pour ses fortes relations, notamment avec les pays de l’Afrique subsaharienne, le Royaume constitue un élément clé de cette éventuelle coopération triangulaire Chine-Maroc-Afrique. Surtout lorsqu’on sait que le pays asiatique n’est pas fortement présent en Afrique francophone. Dans ce sens, le partenariat tripartite Maroc-Chine-Afrique commence à trouver sa voie, après la finalisation, avec la Banque centrale de Chine, d’un accord de swap dirham-yuan de 15 milliards de DH. L’objectif est de faciliter les opérations commerciales, et même d’investissement, entre les opérateurs marocains et chinois. La Chine avait déjà signé des accords similaires avec la BCE, la Banque d’Angleterre et d’autres Banques centrales. Ce projet devrait se concrétiser après l’inauguration en mars dernier d’une représentation de la Bank of China au sein de Casablanca Finance City (CFC). La création de ce bureau à vocation africaine, qui opèrera sous le statut CFC, vise à accompagner et à soutenir la stratégie de développement des entreprises chinoises en Afrique. Aujourd’hui, 20 entreprises chinoises opèrent dans le Royaume dont plusieurs œuvrent à étendre leur présence, sans oublier les experts agronomes envoyés par Pékin pour la mise en œuvre du programme de coopération agricole avec le Maroc. Sur le plan économique, la balance commerciale entre le Maroc et la Chine s’est affichée déficitaire à fin septembre 2015 au détriment du Royaume, avec un solde commercial estimé à 20,88 milliards de dirhams, selon des chiffres de l’Office des changes. Ainsi, les exportations du Maroc vers la Chine se sont établies à 1,71 à fin septembre 2015, en baisse de 58 pc par rapport à 2013 où ces exportations ont totalisé 2,9 milliards de dirhams, alors que ses importations du géant asiatique se sont chiffrées à 22,59 milliards de DH à fin septembre 2015. En vue de rééquilibrer la balance commerciale, le Maroc et la Chine entendent renforcer leurs relations économiques avec l’ambition d’instaurer un partenariat gagnant-gagnant et élargir l’horizon de leur coopération en s’ouvrant davantage sur les marchés régionaux dans des secteurs porteurs tels que ceux des énergies et des nouvelles technologies. Ce partenariat stratégique ne manquera pas de contribuer à réduire le déficit commercial qui marque les échanges entre les deux pays.

Agences

 


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