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Maroc : L’immobilier en chute libre ?

Maroc : L’immobilier en chute libre ?

23 janvier, 2014

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Tous l’attestent : les ventes dans le secteur immobilier sont en chute libre. La majorité des projets, et ce sur l’ensemble du territoire, ne trouvent plus, ou difficilement preneur. Les prix ne suivent pas pour autant. Si certaines villes ont assurément vu les prix de l’immobilier baisser, d’autres, comme Casablanca ou Rabat, résistent encore voire augmentent. Plusieurs agences immobilières notent une augmentation de la demande dans le locatif.

Sans pour autant parler de crise, le secteur immobilier serait en pleine récession. Les ventes sont quasiment absentes, notent de nombreux banquiers. Véritables thermomètres de l’activité, les banquiers sont unanimes à l’attester : la demande pour l’achat de biens immobiliers connaît une baisse sans précédent. Les raisons sont multiples mais celle mise à l’avant concerne la chèreté des biens. «Les prix proposés par les promoteurs ne correspondent pas aux prix du marché. Or, les banques se basent sur les prix réels pour accorder des prêts aux particuliers qui souhaitent acquérir un logement. Du coup, de nombreux dossiers sont rejetés », explique un financier. Si ce facteur est dominant, d’autres expliquent aussi cette baisse. Le pouvoir d’achat des citoyens, de façon générale, est en baisse. Les citoyens n’arrivent plus à accéder aux crédits bancaires. D’où une baisse de la demande sur les biens immobiliers.
Plusieurs agences de la place notent un déplacement de la demande vers le locatif. «Les gens n’arrivent pas à acheter. Ils se résignent à louer, en attendant des jours meilleurs», explique un agent immobilier. Sur cette dernière niche, les avis restent toutefois très partagés. «J’ai du fermer mon agence immobilière faute d’activité », déclare Thierry. Propriétaire d’une agence à Casablanca, prospère il y a quelques années, il explique ne plus avoir de clients à cause de la chèreté des biens locatifs et à vendre.
Cette situation ne saurait en tout cas durer. Les promoteurs qui résistent pour l’heure sont ceux qui ne recourent pas au crédit immobilier pour financer leurs projets. Mais jusqu’à quand ? Cela aura-t-il pour autant une incidence sur les prix ? Des villes comme Marrakech ont vu les prix chuter mais Casablanca et Rabat connaissent toujours une flambée d’ailleurs non justifiée.
Les pouvoirs publics et la Fédération de Promoteurs Immobiliers parlent pour leur part de normalisation des prix, de lutte contre le noir… sans que le citoyen ne voie aucune amélioration.


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