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Migrants: Ce qu’il faut retenir de la réunion de Bruxelles

Migrants: Ce qu’il faut retenir de la réunion de Bruxelles

15 septembre, 2015

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Les ministres de l’Intérieur et de la Justice des 28 pays membres de l’Union européenne (UE) se sont retrouvés ce lundi à Bruxelles pour une réunion d’urgence sur la crise des migrants. Le point sur les mesures débattues lors de cette rencontre.

 

Davantage de moyens pour lutter contre les trafiquants

 L’Union européenne a approuvé ce lundi le recours à la force militaire contre les passeurs de migrants qui opèrent à partir de Libye, y compris en saisissant leurs bateaux, dans le cadre d’un renforcement de son opération navale en Méditerranée. Les 28 Etats membres de l’UE ont estimé que les conditions étaient désormais réunies pour passer à la deuxième phase, en haute mer, de leur opération EU Navfor Med lancée fin juin en Méditerranée.

Pour monter en puissance, sept frégates supplémentaires sont nécessaires, dont certaines équipées d’installations médicales, ainsi que des hélicoptères, des sous-marins et des drones. La France va engager une frégate, a annoncé ce lundi le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian sur Twitter.

EU Navfor Med s’appuiera surtout sur des forces spéciales, les commandos marins, pour l’arraisonnement forcé des navires des passeurs, une tactique souvent utilisée dans les opérations contre les narcotrafiquants.

Les états-majors des 28 pays de l’UE doivent se réunir mercredi pour faire le point sur les contributions en hommes et en matériel de chacun. Mais la deuxième phase de la mission ne pourra pas être lancée avant début octobre, selon une source diplomatique, car l’UE doit encore adopter une série de textes juridiques. Il est d’ores et déjà prévu que les suspects seront remis aux autorités judiciaires italiennes, chargées de les poursuivre. Les migrants sauvés seront également conduits en Italie.

 Accord partiel sur l’accueil des migrants

 Les Etats membres de l’UE ont aussi planché sur un « accord politique » en vue d’accueillir 160 000 réfugiés, mais sans entrer dans le détail de leur répartition par quotas, ont indiqué ce lundi soir les ministres allemand et français de l’Intérieur. Le texte devrait être entériné le 8 octobre.

S’ils ont confirmé qu’ils allaient se répartir l’accueil de quelque 40 000 personnes, les ministres ne sont pas parvenus à un accord unanime sur la répartition contraignante de 120 000 réfugiés supplémentaires.

« Une grande majorité d’Etats se sont engagés sur le principe d’une relocalisation (des 120 000 réfugiés), mais tout le monde n’est pas pour l’instant à bord », a reconnu le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn, qui a présidé le conseil extraordinaire des ministres de l’Intérieur de l’UE.

Les contrôles rétablis sur plusieurs frontières européennes

Après l’annonce du rétablissement du contrôle en Allemagne dès dimanche, c’est toute l’Europe qui se pose cette question. L’Autriche a annoncé ce lundi qu’elle suivait l’exemple de l’Allemagne, soulignant que ces contrôles resteraient « provisoires ».

De même, les frontières slovaques ont été renforcées avec 220 gardes-frontières supplémentaires, aussi bien « aux postes frontières que le long de la frontière ».

La République tchèque avait fait une annonce similaire dimanche soir. Mardi, la Hongrie doit mettre en œuvre une nouvelle législation destinée à rendre sa frontière avec la Serbie infranchissable pour les migrants.

En France, le débat fait rage. Les Républicains ont demandé ce lundi le rétablissement « provisoire » des frontières entre la France et l’Italie, a indiqué le député Guillaume Larrivé, chargé de l’immigration au sein du parti.

Bled.ma avec AFP


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