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Nucléaire : l’Iran et les grandes puissances concluent un accord historique

Nucléaire : l’Iran et les grandes puissances concluent un accord historique

14 juillet, 2015

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Après 17 jours de pourparlers acharnés, les négociateurs ont arraché un compromis mettant fin à l’une des plus graves crises de la décennie.

Ils y sont finalement arrivés. Après dix-sept jours de négociations marathon, les représentants de l’Iran et des grandes puissances ont arraché un compromis sur l’épineux dossier du nucléaire iranien, mettant fin à l’une des plus graves crises de la décennie. « Tout ce dur travail a payé. Dieu bénisse notre peuple », a déclaré à l’agence de presse Reuters un diplomate iranien sous le sceau de l’anonymat. L’information a été confirmée peu après à l’Agence France-Presse de source diplomatique. La nuit de lundi à mardi a été marquée par une intense activité diplomatique au palais Coburg, qui abrite les négociations depuis le 27 juin. À minuit, les ministres des grandes puissances ont encore participé à une réunion plénière, juste après un nouvel échange entre l’Américain John Kerry et le Russe Sergueï Lavrov, principaux artisans du futur accord. Officiellement, toutefois, celui-ci n’est pas encore formellement conclu.
Les négociateurs ont bataillé jusqu’à la dernière minute pour résoudre de derniers « points de désaccord », selon les termes de Josh Earnest, porte-parole du président américain Barack Obama. D’après Reuters, qui cite des sources diplomatiques, l’Iran aurait accepté le principe de « Snapback », à savoir un retour des sanctions sous 65 jours si Téhéran ne respectait pas ses engagements sur le nucléaire. En outre, les grandes puissances auraient maintenu l’embargo de l’ONU sur les armes à destination de l’Iran pour une durée de cinq ans, ainsi que l’embargo onusien sur les missiles pour huit ans.
Les discussions se sont éternisées en raison de désaccords sur la durée de l’accord, le rythme de la levée des sanctions ou l’accès aux sites militaires iraniens. Les négociations ont également buté sur la levée de restrictions sur le programme balistique et le commerce des armes, réclamée par Téhéran avec le soutien de Moscou.
Les Occidentaux jugent cette demande délicate en raison de l’implication iranienne dans plusieurs conflits, en particulier en Syrie et en Irak. Les voisins de l’Iran, notamment Israël et les puissances sunnites, s’opposent d’ailleurs à un accord qui ouvre la voie à une normalisation pour Téhéran sur la scène internationale. Même en cas d’amélioration de dernière minute, l’accord sera « mauvais », a redit lundi le ministre israélien de la Défense, Moshe Yaalon, évoquant le risque d’une « course aux armements nucléaires » dans la région.

Le Point.fr


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