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OMAR MATEEN, L’AUTEUR DE LA TUERIE D’ORLANDO

OMAR MATEEN, L’AUTEUR DE LA TUERIE D’ORLANDO

13 juin, 2016

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Omar Mateen, un Américain d’origine afghane, à l’origine de la fusillade qui a fait au moins 50 morts à Orlando, est soupçonné d’avoir prêté allégeance à l’État islamique.

Omar Seddique Mateen, 29 ans, est décrit par ses proches comme impulsif et instable. Cet Américain d’origine afghane est à l’origine du plus sanglant attentat aux Etats-Unis depuis le 11 Septembre. Qu’avait-il en tête lorsqu’il s’est engouffré armé d’un fusil d’assaut et d’une arme de poing dans le Pulse, cette boîte gay d’Orlando où 50 personnes ont été tuées et 50 blessées dimanche?

Le FBI, qui a ouvert une enquête pour « terrorisme », le soupçonne d’avoir prêté « allégeance » à Daech dans un appel passé aux secours quelques instants avant le massacre. La police fédérale l’avait interrogé à plusieurs reprises, en 2013 et 2014, pour « d’éventuels liens avec des terroristes ». Mais sans suite. De son côté, sa famille assure que son acte n’était pas lié à la religion. Son ex-compagne, qui évoque des violences conjugales, ne l’avait, elle, jamais entendu soutenir le terrorisme.

Né à New York en 1986, le jeune homme déménage par la suite avec sa famille en Floride, où il entreprend des études de droit à l’université d’État Indian River. En 2009, il se marie à sa première femme, dont il divorcera en 2011. Il s’était remarié et était père d’un enfant.

« Au début, c’était quelqu’un de normal qui tenait à sa famille, adorait plaisanter. Adorait s’amuser. Mais quelques mois après que nous nous sommes mariés, j’ai vu qu’il était instable, bipolaire et qu’il s’énervait sans raison », a témoigné dimanche son ex-femme, Sitora Yusufiy, lors d’une conférence de presse depuis Boulder dans le Colorado, où elle est désormais installée.

Omar Seddique Mateen était musulman pratiquant, selon Sitora Yusufiy, qui a toutefois assuré ne l’avoir jamais entendu faire l’apologie du terrorisme. « Il n’y avait absolument aucun signe » que ses amis étaient des radicaux lorsque le couple vivait à Fort Pierce, en Floride, a-t-elle dit. « Il voulait être policier, alors il s’entraînait avec ses amis qui étaient policiers et il avait un permis de port d’arme valide en Floride », a-t-elle ajouté.

Il a travaillé comme gardien dans un établissement pour délinquants juvéniles, ce qui lui avait permis d’obtenir le permis. Puisqu’elles ont été classées sans suite, les enquêtes du FBI ne l’ont pas empêché d’acheter les armes légalement, a souligné la police fédérale.

Son père, lui, plaide pour une homophobie viscérale. « Nous étions dans le centre-ville de Miami (…). Et il a vu deux hommes qui s’embrassaient devant les yeux de sa femme et son enfant, et il est devenu très énervé », a confié Mir Seddique à la chaîne NBC. « Ils s’embrassaient et se touchaient et il a dit : Regarde ça. Devant mon fils, ils font ça », a-t-il ajouté, assurant que la fusillade de dimanche n’avait « rien à voir avec la religion ».

Bled.ma avec AFP


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