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PLUS DE 100 JOURNALISTES TROUVENT LA MORT CHAQUE ANNÉE

PLUS DE 100 JOURNALISTES TROUVENT LA MORT CHAQUE ANNÉE

4 avril, 2016

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Plus de 100 journalistes trouvent la mort chaque année à travers le monde, alors que plus de 200 autres sont actuellement en prison, a indiqué, dimanche à Nouakchott, le président de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), Jim Boumelha.

Pas moins de 2.300 journalistes ont été assassinés durant les 25 dernières années, soit une moyenne de deux journalistes par semaine, a ajouté M. Boumelha à l’ouverte d’une conférence sur le thème « Libertés de la presse dans le Monde arabe et en Afrique : cas de la Mauritanie ». « Imaginons si c’étaient 2.300 médecins ou 2.300 enseignants, ce que serait la réaction de l’opinion publique mondiale », s’est-il demandé, relevant que « des dizaines de millions d’emplois ont été perdus » suite à la crise qui secoue la presse mondiale. Il a attiré l’attention sur le fait que le plus grand nombre de journalistes tués « ne sont pas engagé dans des conflits ou guerres, mais la plupart sont ciblés dans leur propre pays suite à un travail d’investigation ou de reportages qui nuisent à certains intérêts ». Selon lui, les institutions internationales, notamment l’ONU, « ont une responsabilité légale pour agir et forcer les gouvernements à accorder plus d’attention à la crise de la sécurité des journalistes et des médias ». En dépit de la résolution 1768 du le Conseil de sécurité de l’ONU insistant sur la protection des professionnels des médias engagés dans des zones de conflit armé, 800 journalistes ont trouvé la mort depuis, a-t-il regretté, pointant du doigt les bureaucrates des Nations unies « réticents à confronter certains gouvernements ». D’autre part, M. Boumelha a souligné que le prochain congrès triennal de la FIJ, en juin à Angers (France) se penchera essentiellement sur les voies « d’établir un axe de lutte global contre tous les défis » posés aux syndicats et aux adhérents dans tous les continents à cause de la crise globale. Raison pour laquelle, a-t-il insisté, « la FIJ met la solidarité syndicale au coeur de ses activités et ne cesse d’oeuvrer pour renforcer la capacité de ses affiliés pour défendre le droits de ses adhérents ». De son côté, le doyen des journalistes mauritaniens Ahmed Salem Ould El Mokhtar a relevé la grande importance de discuter des questions relatives aux libertés, aux limites de la responsabilité et au respect des règles déontologiques, quoiqu’il s’agisse de sujets complexes et requérant un sens élevé de sagesse et de discernement. Le débat peut conduite à des visions partagées à même de promouvoir et valoriser la pratique journalistique, a-t-il estimé, soulignant la nécessité de lier la liberté à la responsabilité, loin de toute atteinte aux croyances religieuses et aux constantes nationales. En marge de cette conférence de deux jours, il est prévu la proclamation d’un collectif des journalistes des pays du G5 du Sahel, à savoir le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

MAP


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