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SYRIE : TRÊVE TERMINÉE A ALEP, DE VIOLENTS COMBATS

SYRIE : TRÊVE TERMINÉE A ALEP, DE VIOLENTS COMBATS

14 décembre, 2016

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Au moins sept civils ont été tués à Alep dans des tirs rebelles, tandis que des raids aériens du régime visaient la dernière poche de l’opposition.

La trêve a été de courte durée. L’armée syrienne a repris les combats à Alep. Le but ? Repousser des attaques des rebelles, selon l’armée russe, principal soutien des troupes de Bachar el-Assad. Au moins sept civils ont été tués mercredi à Alep dans des tirs rebelles, tandis que des raids aériens du régime visaient la dernière poche de l’opposition dans la deuxième ville de Syrie.
Après un répit d’une quinzaine d’heures, le dernier carré rebelle à Alep a connu des bombardements d’artillerie, avant que l’aviation syrienne ne reprenne ses raids aériens, a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), alors qu’un accord d’évacuation de civils et de combattants anti-régime était suspendu. Le journaliste de l’Agence France-Presse en secteur rebelle a notamment vu un tank du régime tirer en direction de la poignée de quartiers encore tenus par les insurgés.
Des dizaines d’obus tirés

Il a également vu des civils blessés autour de lui. Des habitants tentaient de trouver refuge dans les entrées d’immeubles tandis que d’autres fuyaient dans les rues à la recherche en vain d’un abri, a-t-il constaté. Par ailleurs, six civils ont été tués « dans des tirs d’obus des rebelles » sur le quartier de Boustane al-Qasr, récemment repris aux insurgés par l’armée, a indiqué la télévision d’État, avant d’annoncer un septième mort dans des tirs visant un autre quartier du régime.
L’OSDH a fait état de « dizaines d’obus tirés sur les quartiers tenus par les rebelles », qui « ont riposté en tirant au moins huit obus sur les zones gouvernementales ». « En plus des violents bombardements, il y a de très violents combats en cours sur les lignes de démarcation », a indiqué le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane. Cette flambée de violences intervient alors que les espoirs d’une évacuation rapide de milliers de civils affamés et assiégés dans le réduit rebelle ont été douchés.
L’allié russe du président Bachar el-Assad a accusé les rebelles d’avoir déclenché les hostilités, mais le parrain de l’opposition, la Turquie, a blâmé les troupes du régime et leurs alliés. L’accord d’évacuation aurait permis surtout à des milliers de civils et de rebelles de quitter les dernières poches insurgées de la ville septentrionale, où ils ont été assiégés pendant plus de quatre mois par l’armée et manquaient de tout.

AFP


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