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TANJAZZ 2016: DES FEMMES PUREMENT JAZZY

TANJAZZ 2016: DES FEMMES PUREMENT JAZZY

22 septembre, 2016

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Après Jazzman, c’est le temps des Jazzwoman. Tanjazz se prépare en grand, les voix féminines seront en état de grâce du 22 au 25 septembre à Tanger  .

Tanger port au-delà des continents, ville crasseuse, crapuleuse, interlope, mais incroyablement irrésistible. Etrange ville où s’entrelacent les eaux de la Méditerranée et celle de l’Atlantique. Tanger ne cesse de relier présent et passé, la seul ville autrefois hantée par les palettes et les plumes. Du 22 au 25 septembre, Tanjazz sera au rendez-vous en son fief tangérois. Il a dix-sept ans et à chaque saison, il démontre encore plus de dons. Dans le cadre de cette édition, ONU femmes s’associe à la fondation Lorin pour célébrer les femmes du jazz, thème choisi cette année par les organisateurs de ce rendez-vous, voué généreusement à la rencontre des musiques. Une entrée en fanfare, plus époustouflantes que jamais. Pari gagné. Le fruit de cette patiente préparation est des plus alléchants. On y trouve ce qui se fait de mieux en matière d’un jazz parfumé aux essences italienne (Ada Montellanico), saupoudré de blues-rock (Nina Van Horn), mêlé de funk et de soul (Champian Fultantrio), allié au rock (Gaëlle Buswel), accommodé à la sauce afro américaine (Nina Attal), dosé de flamenco et pimenté de salsa (De La Purissima). Autant de mélanges, tantôt subtils, tantôt explosifs, souvent hardis, qui chavirent un public dont la majeure partie est imperméable au jazz pur et dur. Les auditeurs ne se contenteront pas de se laisser bercer isolément par les sons et les rythmes, mais communieront dans le jazz. Un piano séraphique qui nous mène à côtoyer les anges (AyseDeniz Gokcin), un violon qui miaule (Florence Fourcarde), une clarinette qui pousse un cri piquant (Jean-Jacques Taïb), un trombone geignard (Jean-Sylvain Bourgenot), un saxophone se lamentant (Andrea Motis), une caisse sursautant (Anne Paceo). Et ce n’est pas fini. A cette valise de gloires inoxydables, Tanjazz sort le calibre des monuments féminins du jazz. Des perles rares dont l’univers sombre s’appuie sur un chant puissant, viscéral, ample et généreux. A commencer par Silvia Howard dont la voix sensuelle qui sème le trouble dans les sens tout en réchauffant le cœur. Jaguar Wright, belle comme une déesse, ardente et fichtrement douée. En somme, ce n’est là qu’un aperçu des plaisirs envoutants que nous propose la 17eme édition de Tanjazz. Tous ces bonheurs seront à portée de vue. Effets chavirant et swing décoiffant garantis.

Reda Houdaifa


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