• dim 24 septembre 2017  04:21
Bled.ma

L'info sans frontières

Violence à l’égard des femmes : Sit-in devant le Parlement le 25 novembre

Violence à l’égard des femmes : Sit-in devant le Parlement le 25 novembre

24 novembre, 2015

[ - ] A [ + ]

Ce 25 novembre et comme tous les ans, a lieu la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Au Maroc, alors que la loi n’est toujours pas votée, la société civile appelle à un sit-in de protestation le même jour devant le Parlement.

 «Nous allons droit dans le mur»: Fouzia Assouli, présidente de la Fédération de la Ligue Démocratique des Droits des Femmes, sera devant le Parlement, avec les autres militantes et militants de la société civile ce 25 novembre pour protester contre la négligence des politiques face à la violence faite aux femmes et surtout le manque de protection qui existe en la matière. Le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane est directement visé. C’est lui qui avait constitué une commission pour «réfléchir sur les amendements à apporter au projet de loi contre les violence faites aux femmes ». Puis, plus rien. C’est lui, et son équipe, notamment Ramid, le ministre de la Justice qui, selon les féministes»bloque tout processus d’amélioration de la condition féminine ». La lutte contre la violence est une composante essentielle. Viols, coups et blessures, assassinats.. la politique publique ne suit pas. Plusieurs cas ont fait la Une des journaux ces derniers mois : la femme de presque 100 ans violée par trois personnes, celle de Mohamedia vouée à elle-même malgré ses nombreux appels au secours auprès de la police.. elle a été assassinée. «La pénalisation ne fonctionne pas », explique Assouli «rien n’a été fait. Tout est bloqué par l’actuel gouvernement malgré la lettre adressée par sa Majesté au Forum Mondial des Droits de l’Homme appelant à garantir leurs droits aux femmes ». La politique de l’Etat serait donc loin de répondre aux normes internationales des droits de l’Homme. «Les femmes qui constituent pourtant la moitié de la société sont reniées par le gouvernement », poursuit Fouzia Assouli.

A.D

 

 


Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *